Le marché de la montre connectée continue son ascension. Avec une estimation de 48 millions d’unités vendues en 2018, le marché des smartwatch se porte bien en volume. Certes, on est loin de ras de marée promis (et espéré) par les marques d’électronique grand

public, Apple et Samsung en tête. Chaque année, les marques tentent de rendre obsolète leur précédente version à coup de nouvelles fonctionnalités plus ou moins gadgets.

Oui mais voilà, on n’y est pas.

Si les premières montres connectées sont apparues dans les années 90 avec la Seiko Receptor, capable d’émettre et de recevoir des messages texte (si si, 1990…), ce n’est vraiment qu’en 2014 que le marché s’est dynamisé, grâce au lancement de l’Apple Watch, tout juste un an après celui de la Samsung Galaxy Gear.

Alors quel est le problème ?

Étant amoureux de belles montres mécaniques, il eut été facile de nous coller une étiquette de réfractaire idéologique. Oui mais non. Chez Chronollection, nous ne pensons pas qu’il faille être l’homme d’une seule montre. Bien au contraire, toute montre a le droit d’exister à nos poignets. Oui mais voilà, si le rêve n’y est pas vraiment (Apple ne sera jamais Patek, Rolex ou Breguet), il doit rester l’usage. Ceci implique qu’une montre connectée doit changer quelque chose dans notre vie, nous apporter une expérience supplémentaire, de l’innovation, de la praticité. Et c’est là que le bât blesse. On a vite fait de se rendre à l’évidence : une smartwatch, aujourd’hui, c’est un mini smartphone au poignet. Mais avec moins d’autonomie, moins de puissance, moins d’applications, et une ergonomie extrêmement dégradée. C’est la raison pour laquelle, inlassablement, elles finissent dans le tiroir d’une commode, à côté des précédentes versions…

Pourtant, on le sait, c’est écrit, les montres connectées prendront une place croissante sur nos poignets, ne serait-ce que par l’hyperpuissance marketing des marques qui les fabriquent, faisant passer le budget communication des marques horlogères traditionnelles pour de simples pourboires aux yeux des médias. Mais si l’on fait l’impasse sur ce point et que l’on se concentre uniquement sur le produit et sa promesse (seuls critères valables dans la durée), on est en droit de se demander ce qui provoquerait une véritable utilisation spontanée, éloignant momentanément (ou pas) nos belles montres mécaniques de leur emplacement stratégique.

Franchement, nous n’en avions aucune idée, mais l’invitation de Garmin à venir découvrir la nouvelle gamme MARQ nous donne quelques éléments de réponses.

Garmin, leader mondial des systèmes GPS, fabrique des montres depuis longtemps, très longtemps. Si vous êtes sportif et que vous n’avez jamais eu une montre Garmin au poignet, c’est que vous êtes passés à côté de quelque chose. La marque allemande est même montée en gamme ces dernières années avec des modèles destinés aux amateurs de beaux objets, avec des finitions de boitiers cohérentes avec leur ambition (qui n’est plus) secrète : devenir le choix évident de tout amateur d’horlogerie à la recherche d’une (véritable) montre de sport. Aujourd’hui, leur référencement chez de célèbres horlogers témoigne de cette légitimité.

Les gammes fénix proposent donc, en plus de toutes les fonctions sportives les plus pointues (loin, très loin devant les marques d’électronique), une connexion avec son smartphone pour recevoir ses notifications, mises à jour, musique, etc…

5 déclinaisons de la MARQ

Avec les MARQ, Garmin élève encore le niveau en proposant une gamme de 5 montres, incluant des fonctionnalités bien spécifiques à l’univers autour duquel elles ont été développées :

  • Expedition pour les amateurs de randonnées
  • Captain dédiée aux sports nautiques
  • Aviator dédiée, comme son nom l’indique, à l’aviation
  • Athlète pour les athlètes de haut niveay
  • Driver dédiée à la course automobile

Pour ma part, j’ai testé cette dernière, la Driver, et filé sur le circuit de Barcelone pour quelques tours de piste. Et là, le résultat fut assez bluffant. Sans la moindre action de ma part, la montre était capable de savoir quand je franchissais la ligne de départ, quand je bouclais un tour, et bien entendu calculait mes vitesses de passage et mon delta par rapport aux tours précédents. Toutes ces informations étaient disponibles en temps réel, d’un simple coup d’œil, sans la moindre erreur d’interprétation. Au total, ce ne sont pas moins de 250 circuits qui sont pré-chargés dans la montre !

Nous utilisons souvent le terme de tool watch (montre outil) dans le jargon horloger pour définir les montres de luxe de sport, à l’instar d’une Submariner ou d’une Planet Ocean… mais c’est ici qu’il prend tout son sens. La montre se transforme en copilote, fournissant toutes les données stratégiques permettant d’agir en conséquence, et, forcément, de progresser. Bluffant.

Nous n’avons pas pu tester les autres versions, mais globalement voici leurs fonctionnalités spécifiques

  • L’Aviator propose avec sa lunette GMT de connaitre l’heure sur plusieurs fuseaux horaires, mais c’est avec ses cartes aéroportuaires, des fonctions de sécurité avancées dont la navigation « direct-to » et la technologie radar météo Nexrad qu’elle prend tout son sens
  • La Captain dispose d’une lunette à chronomètre de régate, mais encore une fois elle se distingue avec des fonctions ultra pointues conçues pour la course : le cadran affiche ainsi la vitesse du vent en temps réel, la température, mais aussi les marées dans le port de rattachement. Tout ce qu’il faut pour sortir en mer, aussi bien pour une régate que pour une ballade.
  • L’Expedition se voit équipée d’une lunette à boussole déjà bien plus rare en horlogerie. Elle intègre la cartographie TOPO Europe, un altimètre auto calibré, un baromètre et une boussole, et un mode Expédition permettant d’optimiser l’autonomie de la batterie, pour ne jamais lâcher l’aventurier qui la porte
  • Enfin l’Athlete est résolument tournée vers les sportifs assoiffés de performances. Sa lunette permet de calculer sa VO2 et son temps de récupération… des données dont les amateurs apprécieront l’importance. La montre fournit également les dynamiques de course avancées pour permettre aux utilisateurs de mieux suivre leurs statistiques d’entraînement, mesurer leurs progrès et perfectionner leur technique. A notre connaissance, aucune montre de sport ne dispose de fonctionnalités aussi avancées dans un univers pourtant beaucoup plus concurrentiel que celui de ses petites sœurs.

 

Notre verdict sur la nouvelle collection haut de gamme de Garmin

Chacune des versions MARQ exploite ainsi le potentiel incroyable de la cartographie GPS, un univers dans lequel Garmin est roi et qui lui donne une énorme longueur d’avance sur la concurrence… Que vous soyez en mer, dans les airs, sur terre, dans la nature ou sur un terrain d’athlétisme, ces montres ont été conçues pour repousser toutes les limites, en nous donnant accès à des fonctions aussi incroyables qu’inattendues. Avec en tête l’idée de vous rendre plus performants que jamais. Tout simplement.

Pour le reste, on apprécie la cure de régime par rapport à la gamme fénix, qui la rend moins imposante au poignet, mais pas discrète non plus. Il faut s’y faire, mais la lisibilité de son grand cadran légitime ce choix technique. Tous les boitiers sont en titane, rendant les montres très agréables à porter. Mention spéciale pour la Driver dont le boitier aux cornes évidées est, selon nous, le plus beau et le plus travaillé de la marque, avec comme toujours des finitions sont au-dessus de tout soupçon. Le verre est bien entendu saphir pour résister aux rayures. Côté pile, évidemment il n’y a rien de spécifique : c’est une montre connectée, donc pas d’attentes particulières à ce niveau.
Chaque Marq a un design qui lui est propre, au service de ses spécificités. Et pour chacune a été développé un bracelet spécifique, renforçant ainsi leur personnalité.

S’il devait y avoir un bémol, ce serait, pour certains, le prix. Affichées entre 1500 et 2500€, il est clair qu’elles s’adressent à une cible plus restreinte. Mais leurs fonctionnalités, tout simplement uniques dans leur genre (au plus grand plaisir des adeptes des terrains de jeu préemptés par les MARQ), ainsi que leur qualité de fabrication, ont un prix. Celui de l’exclusivité.

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